Québec : Les étudiants étrangers pourront commencer leurs études à partir de l’étranger

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Alexandra Miekus
Published: May 26, 2020

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) a déclaré que les étudiants étrangers qui sont obligés de rester dans leur pays d’origine en raison des restrictions de voyage liées au coronavirus seront autorisés à commencer leurs études en ligne dans la province cet automne, rapporte Radio-Canada.

Cette annonce est une excellente nouvelle pour les quelque 60 000 étudiants étrangers qui viennent au Québec chaque année et qui, jusqu’à présent, ne savaient pas s’ils pouvaient remplir les conditions requises pour s’inscrire pour la session d’automne 2020 ou celle de l’hiver 2021.

Selon les critères établis au préalable, les étudiants étrangers devaient résider au Québec pour être autorisés à étudier dans la province. Les collèges et universités du Québec reçoivent également un financement du gouvernement provincial si cette condition est respectée. Toutefois, en raison des mesures mises en place pour faire face à la pandémie actuelle et du fait que les frontières sont toujours fermées, l’arrivée de ces étudiants dans les prochains mois est loin d’être certaine.

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Par conséquent, les établissements d’enseignement supérieur du Québec ne savaient pas si un financement gouvernemental leur serait accordé pour couvrir leurs frais de gestion, s’ils pourraient continuer à offrir tous leurs programmes ou encore s’ils seraient en mesure d’inscrire et de recevoir des étudiants internationaux.

La décision du Québec d’assouplir les règles fait suite aux nombreuses craintes soulevées par des étudiants concernés qui souhaitent étudier au Canada ainsi que des universités et collèges de la province. Beaucoup craignaient que les étudiants internationaux décident de poursuivre leurs études dans d’autres pays si les changements de réglementation ne surviennent pas à temps pour l’inscription en septembre.

« Les étudiants se décident en mai ou début juin, C’est là que les choix se font. Si ce n’est pas au Québec, ils iront ailleurs dans le monde », a notamment déclaré Pierre Cossette, président du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI), à Radio-Canada il y a quelques semaines.

Les gouvernements québécois et canadien ont tous deux montré une volonté de lever temporairement certains règlements restrictifs qui auraient pu priver de leurs droits de nombreux étudiants auparavant admissibles et désireux d’étudier au Canada.

Il y a deux semaines, le ministère de l’Immigration du Canada a annoncé une importante réforme de son Programme de permis de travail postdiplôme (PPTPD). Les étudiants étrangers pourront désormais suivre 50 % de leurs programmes à partir de l’étranger et obtenir le PPTPD leur permettant de travailler au Canada une fois leurs études terminées. Normalement, les cours en ligne ne comptent pas dans le calcul de la durée d’études requise pour une demande dans le cadre de ce programme.

À peu près au même moment, le ministère de l’Immigration du Québec a annoncé qu’il allait prolonger la validité des Certificats d’Acceptation du Québec (CAQ) qui arrivaient à expiration. Les étudiants québécois peuvent désormais demander au gouvernement fédéral une prolongation de leur permis d’études sans avoir à présenter un nouveau CAQ, ce qui leur permet de conserver leur statut de résident temporaire et de terminer leur programme d’études.

Les gouvernements fédéral et provinciaux ont grand intérêt à soutenir les étudiants étrangers, étant donné que ceux-ci contribuent de manière importante à l’économie canadienne.

Selon les estimations du gouvernement canadien, les étudiants étrangers contribuent à chaque année à hauteur de 22 milliards de dollars au PIB du Canada. Au Québec, où la population des étudiants étrangers est la troisième plus importante au Canada, leur contribution est estimée à 3 milliards de dollars en plus du fait qu’ils participent au soutien de 25 000 emplois sur une base annuelle.

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